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Yan Pei-Ming naît à Shanghai en 1960 dans une famille ouvrière. Très jeune, il commence à peindre et dessiner et se révèle talentueux. En 1978, il est vivement impressionné par l’exposition Paysages et paysans, la vie rurale en France au XIXe siècle 1820-1905, l’une des premières expositions d’art occidental en Chine. Dès lors, il est fasciné par les grands maîtres classiques européens. Sa curiosité l’amène, à l’âge de 19 ans, à quitter son pays afin d’étudier aux Beaux-Arts, en France. Ces années de formations lui permettent de développer les fondations d’un véritable langage personnel figuratif.

Yan Pei-Ming utilise à ses débuts un vocabulaire brut, puissant, rapide, construit avec une économie de couleur et privilégie les formats monumentaux. Il est diplômé en 1986, puis suit une année à l’institut des hautes études en arts plastiques dirigé par Pontus Hultén. En 1990, il obtient la nationalité française et achète la même année son premier atelier à Dijon. Il commence à participer à de nombreuses expositions collectives où il développe un travail sur le portrait et l’autoportrait : Mouvements 2 au Centre Pompidou (1991), Identity and Alterity: Figures of the Body, 1895-1995 à la 46e Biennale de Venise (1995), Faces from Soweto – 21 Portraits of Children à Soweto (1996). En 1993-1994, il est pensionnaire à la Villa Médicis à Rome où il présente son projet monumental Au bord de l’eau – 108 brigands . Son sujet de prédilection est de peindre l’humain, de questionner l’être, sa nature profonde et contradictoire.

En 2003, sa participation à la 50e Biennale de Venise le consacre figure de proue de la scène artistique internationale. Des musées prestigieux l’invitent pour des expositions personnelles d’envergure : Hommage à mon père au Shanghai Art Museum (2005), Yan Pei-Ming: Life Souvenir au Des Moines Art Center aux États-Unis (2008), Les Funérailles de Monna Lisa au Musée du Louvre (2009) — la même année cette œuvre monumentale est acquise par le Louvre Abu Dhabi — No Comment au CAC de Málaga en Espagne (2015), Un enterrement à Shanghai au Musée d’Orsay (2019), Tigres & Vautours à la Collection Lambert et à la Grande Chapelle du Palais des Papes à Avignon (2021), Pittore di storie au Palazzo Strozzi à Florence (2023), A burial in Shanghai au Musée d’art contemporain de San Diego aux États-Unis (2025) …

Dans sa maturité, Yan Pei-Ming embrasse une recherche dans un jeu pictural plus subtil où la couleur prend plus d’importance. Il réalise des séries de portraits, d’autoportraits, des animaux, des paysages, des natures mortes, des vanités et des peintures religieuses. Yan Pei-Ming se confronte aux grands maîtres à travers l’interprétation de chefs-d’œuvre classiques, qu’il contourne avec intelligence. Son langage pictural l’emporte et créé une nouvelle résonance. Chaque peinture est habitée par une émotion.